Printemps des poètes - Liberté

Ce mois-ci, j’ai posé ma focale sur un objectif thématique d’expression au coeur de chaque ré.génération : la liberté.  

Liberté, n.f. : (Philo)Culture de la fluidité du monde intérieur et extérieur

Le Printemps des poètes est une manifestation nationale et internationale qui a pour vocation de sensibiliser à la poésie sous toutes ses formes. Le thème 2026 est « La liberté. Force vive, déployée ».

Mon rapport à la poésie est une liberté que je prends sur la syntaxe. Une hygiène de vie quotidienne pour comprendre ce qui se vit en moi, ce qui se pense et échappe au mental bien structuré et obéissant de la grammaire. L’une des meilleures façons pour moi de soigner mes maux est de revenir à l’origine des mots … l’étymologie comme entrée en thérapie ! 

Les.sens / L’essence

de la Liberté

Dés-obéissance 

In-discipline

In-subordination

In-soumission

 

Pour notre cerveau, 

la tournure négative 

est un piège de l’âme

 

« La liberté c’est la désobéissance »

C’est donc

D’abord

l’obéissance 

Puis 

son absence …

 

Mais qu’est ce que c’est pour autant ?

Si la liberté est l’absence d’obéissance, 

Est-ce que la liberté peut être la présence de quelque chose ? 

 

Être libre c’est refuser l’autorité

Être libre c’est cesser d’obéir à un supérieur

Être libre c’est résister à l’oppression 

Être libre c’est réagir face au pouvoir établi 


On définit la liberté comme un combat !

Si la liberté se définit comme une lutte, 

Lorsque la lutte est gagnée

Que reste-il de cette liberté ? 

 

La syntaxe nous dit qu’elle n’existe plus … 

A quoi laisse-t-elle la place ? 

C’est ainsi que dans les temps de paix 

L’autorité, le dogme

Les ego, les JE.ux 

de pouvoir reviennent … 

 

Notre langage nous oblige à penser la liberté 

Comme un risque d’être rejeté, d’être condamné, 

Tu es libre 

Tué, libre !

 

Notre langage 

rend synonyme 

la liberté avec 

la mort, le sacrifice

 

Les figures de liberté se battent

Les figures de liberté sont condamnées

Les figures de liberté sont assassinées 

Les figures de liberté sont des martyres


Elles inspirent autant 

Que le système,

qui les a tuées, 

nous fait peur !

Elles nous en.saignent 

la colère, la force, le courage, …

CONTRE quelque chose ! 
Une force contre une force … 

Qui se ren.forcent !

 

… 

 

Comme redéfinir la liberté dans son absolu, 

Et non dans son rapport de lutte ?

La liberté peut elle être autre chose 

Qu’un archétype de guerrier- martyre ?

 
L’en.quête de liberté 
La liberté de l’H.Être ?
Qu’est ce que le liber ? 
 
Nous sommes biologie, 
Et bio – logiquement, 
Le liber est 
Un tissu 
sous l’écorce
sous l’armure 
Où circule la sève
organique
illuminée
photo.synthétisée.
 
C’est de ce m’aime tissu
Que sont né les premiers livres
Et ce sont les mots 
Qui nous permettent
D’aller au-delà des maux, 
De Dé.Libérer
De Dé.Battre
D’arrêter les combats,  
Pour ?
Vivre ! 
 
La liberté, c’est quand ça marche, 
ça avance, ça roule, ça baigne ! 
 
Si la liberté est un soulèvement, 
C’est celui de l’arbre 
Qui croi(î)t 
Vers la lumière.
La Vie,
C’est l’énergie, 
qui fait que Ça continue !
 
Être libre, c’est re.co.naître 
La volonté 
Le rythme 
La fréquence 
du coeur qui bat 
sans combattre 
 
La pulsion de vie 
sans la servitude 
des « il faut, je dois, 
j’ai peur, je désire … » 
 
La pulsion du vie du
« vouloir » parce que 
je suis vivant ! 
 
La liberté 
c’est pouvoir et vouloir 
Faire ce que l’on a à faire : 
Être Vivant 
Connecté
Au Vivant autour et en soi
 
Se mouvoir dans la trame du Vivant 
Sans se faire de noeud au cerveau 
Sans obéir à l’égo froissé 
 
Se mouvoir dans la trame du Vivant 
L’ego dissolu
L’intelligence souple
Le corps fluide 
Le coeur rythmé d’Amour 
Agapé 
 
Cultiver, 
Une Culture de 
l’Équi.LIBRE 
 

Un thème qui résonne …

… toujours en arrêt … mais je n’aime pas se mot, car en réalité j’avance, doucement. Je détricote les noeuds et les (hyper)-tensions et surtout, je tire le fil … pour remonter à l’origine de ce qui me tiraille. Je décompose, je nomme, je comprends de quoi je suis composée dans mon corps et … dans le reste. Et il y en avait des eaux stagnantes, des émotions refoulées qui croupissaient. Remuer tout ça, ça rend vaseux mais dans cette boue, cette argile, il y a des trésors ! Et si d’autres nous ont dit de les cacher, pour nous protéger, pour ne pas attirer l’attention … adulte aujourd’hui, c’est à nous de décider ce que l’on en fait. 

Guérir c’est se libérer. 

Choisir de quoi je me nourris, ce n’est pas que dans l’assiette. Ce sont les lectures, les reportages. Je m’inspire d’un souffle nouveau qui me permettent d’aérer mes intérieurs ! C’est ça aussi le tri de printemps. Faire le tri dans ses armoires et dans son cerveau. Quelles automatisme, quels tocs, quelles pensées je garde ou je nettoie.  
 

Le ré.équi.libre de la guerrière en moi …

J’ai toujours eu peur d’avoir à me battre de peur de faire mal à la personne en face. Ma réaction a souvent était de me figer et d’encaisser. J’étais une femme forte parce que endurcie. Et finalement tout était devenu un combat déguisé sous le costume d’une force de volonté. 
 
Quand je parle du fait que la liberté, c’est dé.battre. La première étape est bien de s’armer de patience et de comprendre ce qui en moi veut se battre et contre quoi. Plusieurs conflits sont désamorcés par cette seule formule.
 
Cependant face à la violence, l’agression, le combat devient nécessaire. J’ai découvert le violentomètre, un baromètre qui permet de nuancer ce qui est en train d’arriver et le comportement à adopter. Et dans  la partie rouge, l’action, la réaction, la fuite ou l’attaque : c’est de demander de l’aide ! 
 
Le sport de combat qui m’a fasciné, c’est l’aïkido, pour le fait que c’est un art martial (comme le tir à l’arc, ma prédilection depuis mes 6ans) mais c’est surtout un mouvement de non-attaque. Je te laisse découvrir. 

Le printemps, c’est trois mois ! 

Je ne le répèterai jamais assez, l’organisation, c’est ce qui rend apte à la vie. Ce n’est pas un barrage qui empêche l’eau de couler, c’est l’écosystème qui la rend fluide et vive, pleine de vie. Pour m’organiser ce printemps, je me libère ! Je m’allège (comme je ne peux plus rien porter …). J’écris pour m’alléger l’esprit, je sors des placard et de la maison ce qui stagne. Je me mets en mouvement, comme un pèlerin qui se pèle sur le chemin. Je laisse l’armure pour muer et retrouver ma vraie limite corporelle et organique. 
 
La fleur de la pensée au printemps

Et toi ?

 

Ce texte est un extrait d’un recueil plus grand que je suis en train de composer. Si ça t’intéresse et / ou que certains mots ont résonné avec ton parcours … Viens, on en papote en épistolaire numérique : 

lesexpressionsdejulie@gmail.com

à plus tard !